Feux de forêt en Gironde / Landes : prolongation du zéro reste à charges

septembre 24, 2026

//

Cabinet Reiter | Avocat

La rentrée sociale 2026 impose une vigilance accrue pour les entreprises du Sud-Ouest. La prolongation du dispositif d’aide exceptionnelle jusqu’au 4 octobre 2026 n’est pas une simple mesure de confort ; c’est un outil de survie économique pour les PME de la Gironde et des Landes touchées par les incendies. Alors que le Var est exclu de cette seconde phase, l’État maintient sa prise en charge intégrale du reste à charge sur l’activité partielle. Pour les dirigeants, le risque ne réside plus dans le coût immédiat des heures non travaillées, mais dans la complexité administrative de l’éligibilité élargie et la rigueur du recouvrement en cas d’indu. Il est temps d’analyser le décret n° 2026-874 pour sécuriser votre trésorerie et garantir la continuité de l’emploi.

1. Extension géographique et critères d’éligibilité

Le périmètre d’intervention s’élargit. Trois nouvelles communes intègrent le dispositif : Pessac (Gironde), ainsi que Garein et Luglon (Landes). Pour prétendre à l’aide, l’entreprise doit compter moins de 250 salariés et disposer d’une autorisation d’activité partielle pour sinistre couvrant la période du 20 juillet au 30 août 2026. Attention : le Var, bien que concerné initialement, ne bénéficie pas de la prolongation au-delà du 30 août. La vérification de l’implantation exacte de l’établissement devient un enjeu juridique prioritaire.

2. Mécanisme du « zéro reste à charge » : Une neutralisation totale

L’objectif demeure la neutralisation financière pour l’employeur. L’État comble l’intégralité de la différence entre l’indemnité légale versée au salarié et l’allocation d’activité partielle perçue. Cette garantie de compensation intégrale est cruciale pour préserver la trésorerie des TPE/PME dont l’activité est paralysée par les sinistres. Toutefois, ce mécanisme repose sur une déclaration exacte ; toute erreur de calcul expose à des redressements.

3. Gestion des versements et risque de répétition de l’indu

Le versement est assuré par l’Agence de services et de paiement (ASP), sur instruction du Préfet. La vigilance s’impose : en cas de versement indu, l’entreprise dispose d’un délai de 30 jours pour rembourser. Si la situation de trésorerie le justifie, une demande de remise de dette peut être sollicitée auprès du Préfet, mais elle reste discrétionnaire et soumise à justification économique stricte. La qualité du dossier initial est votre meilleure protection contre un remboursement immédiat.

4. Procédure et pilotage préfectoral

L’attribution de l’aide relève du pouvoir du Préfet du département d’implantation. C’est vers ses services que doivent être dirigées les demandes, accompagnées de toutes pièces justificatives nécessaires au contrôle. L’anticipation des échanges avec l’administration préfectorale est essentielle pour fluidifier le déblocage des fonds avant l’échéance du 4 octobre.

Votre entreprise est-elle éligible à la prolongation ?

Je vous accompagne dans la vérification de votre éligibilité, l’analyse de votre autorisation d’activité partielle et la sécurisation de votre demande auprès de la Préfecture. Prenez rendez-vous pour un audit social d’urgence.

Demander un audit social

Voir également : Loi Anti-Fast-Fashion : Au-delà du logo, la fin d’un modèle économique

Laisser un commentaire